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Millennial Burn-out

Par Vincent Cocquebert

Broché (17,90 €)

Disponible sur Amazon, Fnac ou En librairie

Ebook (12,99)

Disponible ci dessous au format Epub

190 pages

En bref

Narcissiques mais engagés, nonchalants mais hyperactifs, slasheurs mais en quête de stabilité… Et si les millennials n’existaient pas ? Derrière cet énième mythe générationnel : une armée de marketeurs et autres consultants avides d’alimenter la machine à poncifs pour faire tourner un juteux business. Pourtant, cette obsession pour les générations est un véritable piège. Les victimes ? Les entreprises… perdues face au monde qui vient, elles s’accrochent désespérément aux branches fragiles d’études plus douteuses les unes que les autres. Mais surtout : la jeunesse, réduite à une vision fantasmée et absurde, quand elle n’est pas mobilisée à ses dépens pour justifier une ubérisation accélérée de la société et un jeunisme sans limite. À force d’avoir dépeint des générations imaginaires pour tenter de décrypter un monde angoissant qui nous échappe, serions-nous en train de passer à côté d’une grande dépression – cette fois-ci vraiment générationnelle ?

Vincent Cocquebert est journaliste et collabore notamment avec GQ, Glamour ou Stylist. Il est également rédacteur en chef de Twenty, un magazine consacré à la jeunesse. Observateur amusé des tics de ses contemporains, il jette un regard lucide et tranchant sur notre époque et ses dérives.

Presse

Le Monde

« Autocentrés, inconstants, narcissiques… Estimés en France à 16 millions d’individus, les millennials (appelés aussi « génération Y ») sont ces jeunes nés entre 1980 et 2000 auxquels est accolé un catalogue de stéréotypes. Vincent Cocquebert, 36 ans, rédacteur en chef du site d’information, d’humeur et d’analyse Twenty (fait « par et pour les 16-25 ans ») a acquis, par la fréquentation quotidienne de cette génération, la certitude que ces jeunes ne correspondaient en rien à la caricature qui est faite d’eux. Le journaliste en a tiré un ouvrage passionnant […]

Les Inrocks 

« Narcissiques mais engagés, nonchalants mais hyperactifs, slasheurs mais en quête de stabilité… »  Vincent Cocquebert, rédacteur en chef du magazine Twenty, retrace avec Millennial Burn-Out, qui paraît aux éditions Arkhê le 15 février, la construction d’un énième mythe générationnel confrontant la jeunesse à des impératifs schizophréniques […]

Marianne

« On l’a conceptualisée avant qu’elle n’existe vraiment, comme un plan marketing. La génération Y, censée rassembler les personnes nées entre 1980 et 2000, a été imaginée par un magazine américain de publicité, Advertising Age. En 1993, alors que les plus vieux de la cohorte avaient 13 ans, il a décrété que l’individu de cette classe d’âge serait en quête de sens et d’authenticité, zappeur mais positif, et désireux de mieux consommer en faisant confiance à des marques. Un client idéal, également appelé millennial […]

Vice

« Nés entre les années 1980 et 2000, les millennials ou génération Y, arrivés après les X des années 60 et les Z d’aujourd’hui, représenteraient près de 16 millions de Français. Une génération, dont on tire un portrait aussi contradictoire que stéréotypé, et que le marketing a rapidement façonné, idéalisé mais surtout caricaturé […]

Sommaire

I. Vie et mort du concept de génération

  • Vers des générations purement culturelles ?
  • Une petite histoire sociale des générations
  • Le jeunisme pour tous ?
  • Les soixante-huitards, une génération pas si mythique
  • Sous les pavés, le jeunisme
  • Plus petits-bourgeois que grands révolutionnaires
  • Quand le mythe entre en politique
  • Le clash des générations, une expression bullshit

II. La fabrique des Millennials

  • Un concept marketing « born in the USA »
  • Les millennials au service du sabir managérial
  • Une génération Youporn ?
  • Geeks et tueurs d’industrie
  • Narcisse is me
  • Une génération chochotte ?
  • Des microgénérations
  • Le business des générations

III. Le nouveau problème des générations

  • Du generational blaming et de ses effets
  • Vers une dé-génération ?
  • Génération sans voix ?
  • Des ruptures et des demandes intragénérationnelles
  • Génération dé-consolidation ?

 

• La guerre des âges n’aura pas lieu • Vers la fin des âges ?

 

Extrait

Avant-propos

Miquela Sousa est une fille bien de son temps. En deux ans à peine, cette Américaine âgée d’une vingtaine d’années, aux origines brésilienne et espagnole, a réussi à fédérer plus d’un million cinq cent mille followers sur son compte Instagram. Des fans fidèles qui ne cessent de « liker » ses messages et qui aiment se faire appeler les « miquelites ». Frange et double chignon, pommettes saillantes et taches de rousseur, look urbain-girly : peu de choses semblent la différencier des autres it-girls présentes sur le réseau social. Sa vie est en effet identique : tournées des clubs et a utres galeries d’art de Los Angeles, shopping de fringues de créateurs, shooting pour des magazines comme Paper ou Highsnobiety et selfies – mi-arty mi-narcissique – en pagaille. Des marques comme Van’s, Supreme, Diesel, Chanel, Calvin Klein ou Prada, n’ont pas hésité à la mobiliser pour vanter les qualités de leurs produits, entre deux sessions d’enregistrement. Car, oui, Miquela est également chanteuse. Elle a sorti, en août 2017, son premier single à succès Not mine – deux autres, On my own et You should be alone ont suivi – et s’est rapidement classée dans les tops viraux de la plateforme de streaming Spotify avec son electro-pop susurrée au vocodeur. Mais cette jolie plante n’est pas qu’une simple fashion-addict se fondant à merveille dans les canons esthétiques du moment. Droit des femmes et des homosexuels, lutte contre les violences policières et accueil des populations immigrées, Miquela est également de tous les combats actuels.