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(Petit) Guide de survie sur Instagram

Par Charlotte Hervot

Broché (18 €)

Disponible sur Amazon, Fnac ou En librairie

Ebook (12,99)

Disponible ci dessous au format Epub

234 pages

En bref

Vous êtes lassés de voir vos amis « vivre leur meilleure vie » et vous vous contentez de liker pour éviter le drame ? Vous savez que les photos des « fitgirls » et de leurs pendants masculins sont retouchées, mais cela ne vous empêche pas de vous comparer ? Vous envisagez une « détox », mais vous ne vous retenez plus de scroller ?  Libérez-vous !

En dix ans, « Insta » – devenu incontournable – a bouleversé notre façon de voir, de manger, de voyager ou de draguer. Avec plus d’un milliard d’utilisateurs dans le monde, la plateforme s’est transformée en une gigantesque usine à « stories », pour le meilleur et pour le pire. Bienvenue dans le nouveau monde du « prêt à instagramer » ! Malgré ces dérives, pourquoi un tel succès ?  Est-il possible de cerner les enjeux économiques et sociaux masqués derrière cette pluie de cœurs ? De rester soi malgré la surenchère ? Et surtout, de profiter du réseau sans se miner ? 

À mi-chemin entre l’enquête de société et le guide pratique, cette promenade pleine d’humour (et de vécu) dans l’univers d’Instagram vous plongera au cœur d’une plateforme trop souvent réduite à ses photos d’avocado toasts et à ses fameux influenceurs.

Charlotte Hervot grandit en Bretagne et communique avec le reste du monde grâce au miracle internet. Journaliste, elle collabore notamment avec Ouest-France, où elle décrypte les usages émergents des réseaux sociaux. Aime (à part Instagram) : corriger les fautes (des autres), le cidre (brut), les cartes (des villes) et les histoires de prétoires.

Presse

Ouest-France 

Dans son Petit guide de survie sur Instagram, Charlotte Hervot analyse comment les jeunes contournent l’usage de ce réseau et se l’approprient. « Instagram est LE réseau social qui a « matrixé » (du film de science-fiction Matrix, qui a obsédé et parfois même possédé) ses utilisateurs. Axé sur l’image, particulièrement des jeunes et des jeunes femmes, il hypnotise en montrant une version améliorée de la réalité, avec des filtres qui améliorent les couleurs et lissent les visages. C’est amusant car j’ai 29 ans et suis donc de la génération Instagram, mais je me suis aperçue en réalisant ce livre que de jeunes adultes de seulement quatre ou cinq ans de moins que moi n’en avaient pas du tout le même usage. »

Huffington Post 

Voilà un petit bout de temps qu’Instagram sème, elle aussi, ses graines dans le champ.Son lot de comportements dérangeants, aussi. Comme le souligne la journaliste Charlotte Hervot dans son livre (Petit) Guide de survie sur Instagram ou comment liker et être liké est devenu un sport de combat”, en librairie depuis ce lundi 14 octobre, “ghosting”, “mosting”, “breadcrumbing” et autres anglicismes du genre ne sont pas absents de l’amour à l’ère dudit réseau social.

Pire, de nouvelles pratiques similaires propres à l’application ont vu le jour. L’autrice, qui s’appuie sur un panel de témoignages et d’études parues sur le sujet au cours de ces dernières années, en a relevé plusieurs.

Sommaire

I. Du modem 56k à la success story

  • Une archéologie 2.0
  • Me, myself et I(nstagram) ou comment les réseaux m’ont matrixée
  • Des débuts laborieux
  • La course aux likes
  • Une photo de chien, des likes et des millions
  • Une irrésistible ascension
  • « Connes d’Instagram » ou révolution sociétale ?
  • Quand il y a comme un malaise…
  • Le marketing de l’influence
  • Un impact non négligeable

II. Nos vies sous Insta

  • Faux self et storytelling
  • Remodeler le présent
  • Les ami(e)s, les amours et les nouvelles emmerdes
  • Ghosting, breadcrumbing, orbiting… 
  • L’effet boomerang d’Instagram
  • « Il y a toujours un moment où Instagram devient un sujet dans le couple »
  • « Aujourd’hui, les gens sont tellement fiers d’étaler leur vie… »
  • « Les réseaux sociaux sont un espace présumé public »

III. Comment Instagram nous a matrixés

  • Réveil brutal sous Insta
  • Instagram, la « drogue » du siècle ?
  • L’art consommé des pirates de l’attention
  • Les ficelles invisibles : comment Insta nous manipule
  • Être ou ne pas être sur Instagram ?
  • Plongée dans le malaise
  • « Vivre sa meilleure vie »
  • La faute à qui : nous, Instagram ou les deux ?
  • La team « bien-être »
  • Masquer les likes nous rendra-t-il plus heureux ?

IV. À la recherche de l’authenticité perdue

  • Les influenceurs à l’heure du doute
  • Le « dire vrai » et le « faire vrai » pour tous
  • Les « Finsta », ou la liberté confinée sur Instagram
  • Les stories, un retour à la vie sans filtres ?
  • Le personal branding à l’épreuve de la vie privée
  • No filter, images lo-fi et amateurisme calibré : au diable la perfection
  • Les femmes sont-elles prêtes à faire tomber les filtres (pour de vrai) ?

V. Bienvenue à Instacity

  • Instagram dans nos murs
  • Sur Instagram, de la high tech, mais design
  • La ville à l’épreuve des Instagrameurs
  • Instagram, catalyseur d’un tourisme de masse
  • Tous complices ?

VI. Petit lexique de l’univers Insta

VII. Petit Guide à l’usage des parents stressés

Extrait

Le point Instagram

Il y a plusieurs choses que j’ai un peu de mal à concevoir dans la vie : respecter les consignes quand je les trouve absurdes, terminer un repas sans dessert et tenir une assez longue conversation sans parler d’Instagram. J’ai beau discuter avec des gens de tous les âges, de milieux très différents, rien n’y fait. Invariablement, à un moment ou un autre, le sujet revient. En interview, à table, en soirée, au bureau ou chez le coiffeur… il y a toujours un « point Instagram ». Parfois, c’est très rapide. « J’ai vu ça sur Instagram. » Et cela devient un prétexte pour parler d’autre chose : de bouffe, de voyage, de féminisme, de littérature, de musique, de la passion de chiner ou de l’art de réussir ses boutures. D’autres fois, les conversations prennent un tournant plus personnel. On dissèque les manies contemporaines, on épilogue sur une rupture que l’on digère d’autant plus mal aujourd’hui avec ce réseau social. On râle parce que notre quartier est devenu « instagramable ». Et puis on se pose un tas de questions plus ou moins existentielles : Pourquoi lance-t-on l’application sans même y faire attention ? Pourquoi passe-t-on autant de temps dessus ? Pourquoi photographier son plat au restaurant est-il devenu un geste incontournable ? Pourquoi c’est si dur de s’en empêcher ? Pourquoi le quotidien des autres semble toujours être mieux que le nôtre ? Comment on en est arrivé à (parfois) préférer instagramer sa vie plutôt que de la vivre ? Pourquoi des gens qui nous ignorent IRL ressentent le besoin de suivre nos faits et gestes en ligne ? Qu’est-ce qu’on risque à faire des stories pendant un arrêt maladie ? Que faire si quelqu’un décide de copier notre vie ? Comment se désabonner d’un ami sans le vexer ? Est-ce que liker, c’est tromper ? Pourquoi les ados préfèrent les chats vidéos aux textos ? Qui sont ces influenceurs que tout le monde adore détester ? Pourquoi les centres-villes se ressemblent-ils de plus en plus ? Pourquoi voyage-t-on à l’autre bout du monde pour refaire des photos déjà vues mille fois ?
Autant de questions auxquelles je ne trouvais pas de réponses satisfaisantes ces dernières années, puisque la tendance globale était – et est toujours d’ailleurs – soit au mépris pour la culture web, soit à la « détox » numérique. Assez vite, j’ai compris que mon métier pouvait me permettre de transformer tous ces échanges en quelque chose d’encore plus constructif. Enfin je l’espère. C’est là que j’ai commencé à réfléchir à mon usage de la plateforme et à observer attentivement celui des autres. Plus tard, quand j’ai dit autour de moi que j’écrivais un livre sur le sujet, j’ai eu deux sortes de réactions. Celles des habitués des réseaux sociaux, se demandant bien ce qu’il restait à écrire tant il y a d’articles sur le sujet – et c’est vrai, il y en a des milliers et ceux que j’ai lus m’ont permis d’avoir une vision plus large et affûtée – ; et celles de personnes moins familières d’Instagram, voire déconnectées, tantôt moqueuses, méfiantes, ou amusées, mais toujours curieuses. Et il y en a plein ! À en croire Google, la recherche « comment fonctionne instagram » est toujours très populaire.
Une chose est certaine, le phénomène interpelle. Alors, après avoir écrit de nombreux articles sur la façon dont les réseaux sociaux bouleversent notre façon de regarder, de consommer, de communiquer, de vivre en somme, ce livre tente d’apporter des réponses à la fois éclairées et nuancées à ces problématiques, parfois cocasses, devant lesquelles on peut se retrouver désarmé. Ce n’est donc pas ici que vous apprendrez à gagner des followers, ce n’est pas ici non plus que vous trouverez de quoi basher les influenceurs à tour de bras, ces cibles les plus visibles et donc les plus évidentes du réseau. Je me place dans un entre-deux, une critique du réseau et de ses utilisateurs, avec des conseils, tirés d’anecdotes vécues, pour y « survivre ». J’entends par là comprendre comment fonctionne ce système et les enjeux très concrets qu’il génère. Car sur Instagram, comme « dans la vraie vie », tout n’est pas tout noir ou tout rose. Tout y est économique, politique, social et donc toujours complexe. À mi-chemin entre un guide pratique et une enquête de société, les cinq chapitres offrent également une plongée humoristique – enfin je crois – au cœur de la diversité de cette plateforme, trop souvent réduite à des photos d’avocado toasts et de jeunes femmes photoshopées […]