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Les Voyages d’Hadrien

Par Dimitri Tilloi D'Ambrosi

Broché (19 €)

Disponible sur Amazon, Fnac ou En librairie

Ebook (12,99)

Disponible ci dessous au format Epub

224 pages

En bref

Qu’ils soient humbles ou illustres, l’histoire romaine regorge de voyageurs ayant parcouru les immensités des routes impériales. Hadrien est probablement le plus célèbre d’entre eux. L’essentiel de son règne s’accomplit loin de Rome, des rives de la Méditerranée jusqu’aux confins du monde. 

Voyager lui permet d’exercer son pouvoir et d’unifier un Empire à vocation universelle. Ses pérégrinations le conduisent à rencontrer les soldats des frontières et les notables des grandes cités. Savants et lettrés, riches marchands ou simples citoyens des quatre coins du monde : le voyage est propice aux rencontres en tout genre. 

Au fil de son périple, les villes s’embellissent et les défenses de l’Empire se consolident, sous la protection des dieux. Prince érudit et curieux, il nous invite à redécouvrir les pyramides d’Égypte, à nous émerveiller des splendeurs de la Grèce ou à contempler les ruines de l’antique cité de Troie. 

Ce voyage sur les pas d’Hadrien nous permet d’embrasser l’immensité et la vie quotidienne d’un Empire à son apogée, en même temps qu’il nous donne à voir le génie politique et la sensibilité esthétique d’un homme exceptionnel.

Agrégé et docteur en histoire, Dimitri Tilloi-D’Ambrosi est chargé de cours à l’université Lyon III. Ses recherches portent sur l’alimentation et la diététique à l’époque romaine ainsi que sur le pouvoir impérial du Haut-Empire. Son précédent livre, L’Empire Romain par le Menu, paru chez Arkhê, a obtenu le prix Anthony Rowley.

Presse

Le Canard Enchaîné

La carte est tout un programme : de Londres à Jérusalem, de la Mauritanie à la Syrie en passant par l’Afrique du Nord et de la Dacie (aujourd’hui la Roumanie et la Moldavie), Hadrien, empereur nomade, aura bourlingué pendant plus de dix ans, de 121 à 134. Sa suite, estimée à 5000 personnes, composée de parents, de fonctionnaires, de légionnaires, parcourait en moyenne 45 km par jour […]

Vol de nuit

Le livre se veut accessible et didactique tout en restant rigoureux et riche. Pari réussi.

Lire et Voyager

À mettre entre les mains de toutes celles et de tous ceux qui aiment l’histoire et ont une affection toute particulière pour Hadrien.

Storiavoce

Dimitri Tilloi d’Ambrosi nous emmène sur les pas de cet empereur nomade en nous donnant à voir le génie politique et la sensibilité esthétique d’un homme exceptionnel.

Sommaire

PROLOGUE
• Les pérégrinations d’Hadrien, entre voyage et pouvoir
• À l’aube d’un âge d’or
• Hadrien avant la pourpre
• Succéder à Trajan, optimus princeps
• Retracer les voyages d’Hadrien

I. SUR LA ROUTE AVEC LE MAÎTRE DE ROME
• Les conditions du voyage impérial et ses contraintes
• Organiser les voyages du prince
• L’empereur et sa suite, Rome en mouvement
• La perception des voyages d’Hadrien à Rome et dans l’Empire

II. VOYAGER SOUS LE SIGNE DE MARS
• Arpenter et consolider les frontières
• Guerre et paix
Disciplina : inspecter les troupes

III. DES CITÉS, DES HOMMES ET DES DIEUX
• Les bienfaits d’Hadrien envers les cités
• L’entrée du prince dans la cité
• Jusqu’aux rivages de l’Océan, Hadrien en Occident (121-123)
• Des rives de l’Euphrate aux rives de la mer Égée (123-125)
• Hadrien et Athènes, au cœur de l’hellénisme
• Retour en Orient, de la Grèce à la Syrie (128-130)
• Voyager pour promouvoir les cités
• Des sables de Palmyre aux flots du Nil

IV. HADRIEN « EXPLORATEUR DE TOUTES LES CURIOSITÉS »
• Un empereur lettré en voyage
• Monuments et vestiges célèbres
• Sur les pas d’hommes illustres
• La nature au cœur des voyages d’Hadrien
• L’art de Diane et les voyages impériaux

ANIMULA, VAGULA, BLANDULA
• Un voyage marqué par le deuil
• Le terme d’une initiation
• Le microcosme d’un prince lettré
• L’ultime voyage, des rives de Baïes à celles du Styx

NOTES

Extrait

Les conditions du voyage impérial et ses contraintes

Lorsqu’il accède au pouvoir, Hadrien a déjà parcouru une part importante du monde romain, de l’Espagne à la Grèce, de la vallée du Rhin à celle de l’Euphrate. Ces déplacements nécessaires à l’avancement de sa carrière ont été possibles grâce à l’efficacité du réseau de communication à l’échelle de l’Empire.

Qu’en est-il des conditions de voyage choisies par Hadrien lors de ses pérégrinations en tant qu’empereur ? Fait-il le choix des routes, vantées comme l’un des grands accomplissements de Rome, ou leur préfère-t-il la navigation ? Les sources sont relativement silencieuses sur le sujet. Leur croisement apporte toutefois des indices précieux sur les itinéraires suivis par Hadrien et les modalités de ses déplacements.

L’imaginaire collectif se représente souvent un réseau de routes bien régulières et pavées, sur le modèle de la célèbre Via Appia qui s’étire entre Rome et le sud de l’Italie. La réalité historique n’est pas tout à fait aussi lisse. Néanmoins, Hadrien s’est montré soucieux de l’entretien de ce réseau, notamment en Grèce et en Macédoine. Ainsi, entre Corinthe et Mégare, la route est élargie afin de permettre le croisement de deux chars22. Ces travaux sont à relier au passage de l’empereur dans la région en 125. En outre, l’empereur se trouve soumis aux mêmes désagréments que ses contemporains lors de ses pérégrinations. Les cahots de la route et la poussière rendent les voyages particulièrement inconfortables. Les distances à parcourir et le temps nécessaire constituent une autre contrainte.

Tous les 1 500 mètres environ, les bornes milliaires qui jalonnent les routes du monde romain permettent de se repérer et d’évaluer la distance entre deux villes. Elles se présentent sous la forme de hauts cylindres de pierre. Les titulatures impériales23 qui y figurent participent à la célébration de l’empereur et de son action pour l’Empire. Une bonne connaissance géographique du monde romain s’avère indispensable pour maîtriser son itinéraire. Avant le règne d’Hadrien, les géographes grecs, tel Strabon, et les encyclopédistes, comme Pline l’Ancien, ont transmis dans leurs œuvres des descriptions relativement détaillées du monde connu, livrant parfois des indications précises sur les distances d’un point à un autre.

Sous le règne d’Auguste, son gendre Agrippa fait dresser sur le Champ de Mars une immense carte des territoires dominés par Rome. L’enjeu est idéologique, il s’agit de magnifier la puissance romaine et son contrôle du monde habité. De même, à l’époque des Sévères, au IIIe siècle, un grand plan de marbre de la ville de Rome est exposé sur le Forum de Vespasien, la Forma Urbis. La Table de Peutinger est une des rares cartes antiques qui nous soient parvenues. Celle-ci, copiée à l’époque médiévale, livre un aperçu assez complet des grandes routes de l’Empire et des agglomérations traversées. Elle se présente aujourd’hui sous la forme d’un parchemin de plus de six mètres de longueur. Elle ne se limite pas au monde romain, puisque des régions de l’Extrême-Orient y figurent aussi. Toutefois, le tracé des routes et la morphologie des territoires sont peu fidèles à la réalité. Citons également l’Itinéraire d’Antonin, daté du règne de Dioclétien, ou encore les gobelets de Vicarello qui, au Ier siècle, recensent les distances entre différentes étapes. Ces quatre petits cylindres d’argent fournissent les indications de l’itinéraire qui s’étend de Rome à Gadès en Andalousie. Le tracé passe notamment par la Gaule Narbonnaise. Là s’étend la voie Domitienne (Via Domitia), construite au cours du IIe siècle av. J.-C. entre l’Italie et l’Espagne, dont les vestiges sont visibles aujourd’hui au cœur de Narbonne […]