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Combattre au Moyen Âge

Par Daniel Jaquet

Broché (19,90 €)

Disponible sur Amazon, Fnac ou En librairie

192 pages

En bref

Comment maniait-on une épée longue ? Porter une armure permettait-il de conserver la liberté de ses mouvements ? Que se passait-il à l’occasion d’une « emprise d’arme » ou d’un « combat à outrance » ? Les duels étaient-ils toujours sanglants ? Pour trancher dans le vif des idées reçues, Daniel Jaquet nous emmène à la découverte des livres de combat et de l’éventail des pratiques martiales du monde médiéval. Il faut dire que l’art de la lutte ou du maniement de la hache n’était pas réservé aux seuls chevaliers : bourgeois, étudiants, ou artisans s’entraînaient également au combat. Le duel judiciaire, lui, se pratiquait entre hommes de toutes conditions… et impliquait parfois des combats entre les deux sexes. Découvrez les techniques de combat illustrées, les conseils cryptés des maîtres d’arme et projetez-vous dans ces duels à travers les expérimentations menées grâce aux reconstitutions. Laissez-vous surprendre par les récits de ces combattants et de leurs motivations : ils bouleversent ce que l’on croyait savoir de la chevalerie et de l’art du combat au Moyen Âge.

Daniel Jaquet est chercheur associé à l’université de Tours. Diplômé en histoire médiévale et enseignant- chercheur à l’Université de Genève et Lausanne de 2007 à 2015. Il s’est imposé comme une référence dans l’étude des arts martiaux à l’époque médiévale.

 

Presse

Sciences Humaines Magazine

Porter une armure est une technique du corps. On peut marcher vite, tomber, se relever et courir sur le champ de bataille comme un soldat d’aujourd’hui. L’équipement dudit soldat pèse d’ailleurs sensiblement le même poids que celui revêtu par son alter ego d’il y a cinq ou six siècles […]

Non fiction

L’ouvrage en question ici est clairement tourné vers le grand public – comme l’atteste par exemple la présence d’un très utile glossaire en fin d’ouvrage et les médiévistes auraient tort de s’en détourner, car, comme l’auteur le souligne rapidement dans son introduction, cette étude des gestes et des savoirs martiaux a été et est encore largement ignorée des historiens […]

Sciences & Avenir

Ni Godefroy de Montmirail, ni chevalier du Puy du Fou, Daniel Jaquet exerce une profession très sérieuse. Depuis plusieurs années, ce médiéviste s’intéresse à l’art du combat au Moyen Age auquel il vient de consacrer un ouvrage. Mais ce qui caractérise surtout cet historien associé au Centre d’Etudes Supérieures de la Renaissance à Tours, c’est son goût pour l’expérimentation !

Sommaire

En attente

Extrait

L’Art du combat

Pour le lecteur du xxie siècle, l’art du combat au Moyen Âge est souvent associé à l’épée, maniée par un chevalier engoncé dans une armure qui le rend malhabile. L’épée symbolise et cristallise les valeurs des sociétés du passé. La reine des champs de bataille fascine. Les savoirs martiaux nécessaires à son maniement intriguent. Ses apparitions régulières dans les œuvres de fiction – littérature, théâtre, télévision ou cinéma – alimentent l’imaginaire collectif autour de l’objet lui-même et des savoirs qui lui sont associés. Mais qu’en est-il réellement ? Si l’archéologue, l’historien des sciences et des techniques, l’historien de l’art ou l’anthropologue se sont bien penchés, à divers degrès, sur l’objet épée, sa valeur symbolique et ses représentations, la question de son maniement est souvent restée sans réponses convaincantes.

Comment maniait-on une épée à la fin du Moyen Âge ? Les armes évoluent, changent ou se transforment au rythme des sociétés qui les perfectionnent, les réinventent ou se les réapproprient. Les modes de communication et la relation à l’écrit – la volonté de documenter, de théoriser ou de représenter – se modifient également au fil du temps. Ces transformations sont pour partie liées à l’histoire culturelle et à l’évolution des mentalités. Les développements techniques, comme l’imprimerie par exemple, jouent également un rôle déterminant en modifiant le rapport de l’homme à la connaissance et en influant sur la création et la circulation des savoirs. Les savoirs liés au maniement des armes – les savoirs martiaux – ont ainsi été « transposés » sur différents supports, véritables produits culturels de leurs époques. Ainsi, répondre à la question « comment maniait-on une épée à la fin du Moyen Âge ? » permet également de mettre en lumière le contexte dans lequel l’art du combat était pratiqué ou pensé.